Biographie de George Orwell

Biographie de George Orwell

Biographie déraisonnable de George Orwell

Il y a bien un auteur dont on nous rabâche sans cesse la prose sans vraiment la comprendre, c’est bien George Orwell. L’équation est ici assez simple. Il faut bien comprendre qu’au delà de l’écrivain, c’est l’homme de gauche que l’on cite, lui qui s’est toute sa vie prétendu socialiste, bien qu’il soit longuement revenu sur son engagement politique premier, au vu du déroulement de la guerre d’Espagne et de la trahison des dirigeants de l’URSS. La biographie de George Orwell n’est jamais lue. Tout simplement. Ses écrits le sont finalement assez rarement, bien qu’ils aient fait partie pendant de nombreuses années du corpus obligatoire de tout collégien. Hors c’est bien là que le bat blesse. Il s’agit d’un personnage haut en couleur dont le monde politique et médiatique aime à reprendre les citations. Dans le royaume de la culture Apéricube, ou il suffit de lire un recueil de citations pour briller en société, pourquoi finalement s’embêter à lire des œuvres intégrales, ou a s’imprégner un peu du contexte géopolitique et historique dans lequel à été écrit une oeuvre ? A rien visiblement. Rappelons que la dernière ministre de la culture en date était une démonstration en elle même de ce phénomène.

Rectifications sur la biographie de George Orwell

transgender de chat
Jouer au chat ou lire une biographie de George Orwell ?

Philippe Muray était un grand lecteur de Bernanos, et s’il y a bien un écrivain ayant compris avant les autres, dans sa globalité, vers quoi se dirigeait le monde moderne, c’est bien lui. Rappelons une de ces citations, puisque les lecteurs aiment ça plus que tout : “On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.” Philippe Muray voit une partie de son oeuvre magnifiquement résumé par cette assertion, que le moindre examen un tant soit peu approfondi du monde dans lequel nous évoluons ne saurait que valider. Mais Homo Festivus ne lisant pas, ou plus du tout, se voit dans le devoir de passer son temps à citer des auteurs sans comprendre un traître mot de ce qu’ils voulaient bien dire. Ainsi les critiques du totalitarisme formulées dans 1984 sont elles résumées par un vague et simpliste “le totalitarisme c’est pas bien, la liberté c’est cool”. Une fois qu’on a noté que la liberté définitivement, c’était swag, pourquoi accorderait on la moindre valeur a l’anticipateur politique le plus pertinent du siècle dernier ? Personne ne l’a attendu pour défendre la liberté, ou sa conception toute personnelle de la liberté. Mais évidemment, c’est avant tout l’intrusion de la sphère publique dans la sphère privée qui est au cœur de l’ouvrage de George Orwell. D’ailleurs, Hannah Arendt, elle aussi sous estimée dans la portée de sa philosophie politique, a sans doute écrit la description la plus marquante de ce qu’est “la guerre contre toute forme de vie intérieure”. Sauf que pour comprendre de quoi elle parle, encore faut il avoir un minimum de vie intérieur, et je ne doute pas qu’une part sans cesse croissante de la population n’en possède pas la moindre. Donc, rectification oblige, rappelons que George Orwell, s’il était socialiste, n’était pas un béni oui-oui de la gauche telle que l’on entend aujourd’hui. La culture de l’indulgence ne l’intéresse pas, pas plus que la critique de la médiatisation sportive.

La biographie de George Orwell détournée

Biographie de George Orwell
1984, un complément de la biographie de George Orwell

C’est bien cette gauche là, quelques années déjà après la seconde guerre mondiale, qui lui fit écrire :« On a quelque fois l’impression que les seuls mots de « socialisme » et de « communisme » attirent à eux avec la force d’un aimant tous les buveurs-de-jus-de-fruits, les nudistes, les mystiques en sandales, les pervers sexuels, les Quakers, les charlatans homéopathes, les pacifistes et les féministes d’Angleterre. » Il avait déjà compris que la gauche devenait une sorte de Léviathan sociétal, attirant à lui et incorporant toutes les bêtises new wave possibles et imaginables. Alors chacun ira de sa propre lecture de ses œuvres, voyant ici une défense de la cause homosexuelle, voyant là une attaque en règle contre la religion et ses représentants. Pourtant une lecture attetive de la biographie de George Orwell ferait taire bien vite ce ramassis de bêtises. Cessons un peu de détourné les œuvres. Apprenons plutôt à les lire, pour en comprendre le sens premier. L’exercice n’est d’ailleurs pas si compliqué, notamment dans le cas d’Orwell, puisque nombre de ses analyses se portent très bien à nôtre époque, et donne le caractère incroyablement pertinent et prospectiviste de son oeuvre comme une valeur révolutionnaire.

La biographie de George Orwell, le pillage continu

Tout laisse cependant à croire que le génie d’Orwell restera pour longtemps dans les bibliothèque, puisqu’il faut finalement commencer par avoir une vie intérieur pour pouvoir entamer une lecture un tant soit peu intelligente. Du temps, de la patience et sans doute aussi une capacité d’introspection minimale. Tant que la société prônera le Festivisme dans ses aspects les plus fatigants, à savoir une invasion permanente de notre espace privé, de notre espace privé mental même pourrions nous dire, il sera impossible de proposer une lecture intelligente de ses œuvres majeures. Les livres de George Orwell, de Marcel Franck, d’Eric Arthur Blair, devraient pourtant être la mise en garde majeure laissée par nos aînée sur le monde en création, ce vers quoi il se dirige. Qui ne verrait pas, dans les agissements des Femen, l’apparition des brigades du sexe telles qu’elles sont apparaissent dans 1984 ?

Pour conclure, rappelons que la biographie de George Orwell, c’est avant tout celle d’un homme qui a vécu la guerre, les bouleversements politiques engendrés par celle ci, et qui malgré son cas propre, avait une hauteur de vue un peu plus intéressante que la défense de toutes les minorités possibles et imaginable, que ce soit celle des mal nés qui sont des chats dans des corps humains, ou bien encore des enfants dans des corps d’adultes, qui clament la fierté de passer leur journée en couche culotte, parce que…parce que bon. Lorsque chaque individu sera devenue une minorité ayant une fierté à défendre, je me demande bien quels militants iront soutenir un particularisme autre que le leur, et dès lors, nous vivrons dans le monde merveilleux de 1984, ou bien celui d’Huxley, qui finalement ne diffèrent que de part leur teinte romantique ou dépressive.

Articles similaires

Qu'en pensez vous ?

Merci pour votre commentaire